Adoption internet mobile au Kenya et au Ghana : Enjeux et Réalités sur les obstacles.
Il est évident jusqu’en décembre 2012 Internet mobile peine à rentrer dans les choix quotidien des Africains. Les causes sont multiples (coûts élevés des Devices, abonnement et peu d’infrastructures 3G, ou 4G susceptibles de favoriser ce décollage. Mais les choses avancent très vite et d’ici fin 2013, nous pourrons être surpris agréablement par les statistiques.
Selon Google
en 2011, par exemple, l'Internet mobile n'était utilisé en Afrique que par
3,8 % de la population, par rapport aux 54 % d'internautes en Europe.
Pour plus ou moins comprendre les réalités de ces données, Google s'est associé
à iHub Research pour
effectuer des études de terrain au Kenya et au Ghana.
Voici les résultats :
près 82 personnes ont été interrogées au Kenya en trois jours. Quelques conclusions issues de la synthèse générale :
Voici les résultats :
près 82 personnes ont été interrogées au Kenya en trois jours. Quelques conclusions issues de la synthèse générale :
- Le coût du service de données mobile est un facteur important ; mais l'accès à un appareil compatible semble un obstacle encore plus conséquent. Parmi les participants non utilisateurs de l'Internet mobile, le manque de mobile compatible et d'autres facteurs ont été cités plus souvent que le coût du service.
- Une meilleure compréhension des coûts de l'Internet mobile conduit à moins utiliser l'Internet mobile. Les personnes qui ont compris la relation entre la taille d'une page web et le coût associé ont indiqué dépenser moins pour les données mobiles. Les mêmes souhaitent payer moins par Mo de données que ceux qui n'ont pas fait le lien.
- Toutefois, une meilleure information sur le coût des données mobiles pendant la navigation peut accroître l'usage. Parmi les utilisateurs interrogés, la moitié ont déclaré qu'ils utiliseraient davantage l'Internet mobile s'ils disposaient d'outils de gestion des coûts améliorés, 13 % qu'ils l'utiliseraient moins et 32 % que cela ne changerait rien.
Au Ghana en août 2012 résultats issus de la synthèse indiquent entre autres:
- Les utilisateurs de données mobiles dépensent plus en appels et en SMS que pour surfer sur l'Internet mobile. La plupart des utilisateurs de l'Internet mobile (48 %) dépensent moins de 5 GHc (2,50 USD) par semaine en données mobiles, tandis que 28 % dépensent moins de 5 GHc en appels par semaine. Environ la moitié des utilisateurs rechargent leur compte mobile tous les jours pour effectuer des appels et envoyer des SMS, alors que seuls 37 % le font pour utiliser l'Internet mobile.
- Utilisateurs comme non-utilisateurs n'ont pas une vision précise des coûts de l'Internet et beaucoup pensent qu’ils sont facturés en fonction du temps. Seuls 19 % des utilisateurs savent identifier correctement les activités Internet les plus coûteuses.
- Moins d'utilisateurs surveillent les dépenses liées à Internet, par rapport à ceux qui consultent leur solde appels /SMS. Près de 75 % des utilisateurs suivent leur solde appels/SMS, à comparer aux 38 % qui suivent leur solde Internet. 37 % des utilisateurs ont par mégarde dépensé plus qu'ils ne l'avait prévu sur l'Internet mobile.
- Si les coûts de l'Internet mobile étaient plus transparents, cela pourrait inciter les non-utilisateurs à le devenir. Parmi les non-utilisateurs qui suivent déjà leur solde appels/SMS, 28 % ont répondu qu'une meilleure connaissance du coût de l'Internet mobile pourrait les convaincre de l'utiliser. Parmi les utilisateurs, 42 % ont déclaré qu'ils surferaient plus souvent s'ils pouvaient contrôler plus facilement leurs dépenses en Internet mobile.
Nous pouvons donc apprendre de ses données que, outre le débit et le coût, la transparence sur les prix et l'usage sont apparus comme des leviers potentiels pour faciliter l'adoption de l'Internet mobile. Au vu de ces résultats, Google a lancé des expérimentations en Afrique sub-saharienne pour en savoir plus sur la façon dont les utilisateurs interagissent avec l'Internet mobile et sur les moyens de leur offrir une meilleure expérience. (crédit image istockphoto).
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